A propos :

Grafitee a été créé en Août 2008 par Garry POUPIN dans le but de faire découvrir les nombreuses marques de t-shirt qui existent. Le t-shirt est sûrement le vêtement le plus porté au monde et c’est aussi celui qui est le plus proche des artistes. Je ne compte plus le nombre de Threadless-like (concours permanent), de marques,… qui collaborent avec des artistes pour créer de nouveaux t-shirts. J’ai commencé seul puis Christopher D. m’a rejoint durant plusieurs mois et actuellement c’est avec Kobe (anciennement admin de teepulp) que je partage l’édition de Grafitee.

Grafitee dispose bien évidement d'une page Facebook et aussi d'un compte Twitter.

Grafitee vous propose de promouvoir votre marque/société sur son espace. Pour cela plusieurs type d'encarts sont proposés. Seules les annonces en rapport avec les t-shirts sont acceptées, afin de ne pas dégrader l’image du blog. A l’heure actuelle Grafitee c’est environ 45 000 pages vues/mois pour une audience de 15 000 visiteurs/mois. Pour réserver un encart tout se passe par le formulaire de contact.

N’hésitez pas à me contacter si vous voulez organiser un concours ou un partenariat avec Grafitee.

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Révolution !


S’il y a bien un vêtement qui est attaché à l’idée de contestation c’est le t-shirt. Des rockers aux hippies en passant par les punks, le t-shirt sert de support de communication à tout ce que la planète compte comme insoumis depuis le milieu du 20e siècle.

Révolution ! Révolution !

Dés 1951 avec l’acteur Marlon Brando, c’est le basic blanc qui gagne son statut d’icône rebelle, James Dean et Jack Kerouac finiront d’en faire le symbole de la jeunesse éternelle.

Arrive les années 60, inspiré par les poètes de la beat génération, les étudiants occidentaux établissent les bases de la culture underground moderne et mettent à l’honneur l’incontournable modèle à slogans et le logo peace….

Les années 70 verront s’épanouir la provocation visuelle, les créations de Jamie Reid et Vivienne Westwood à Londres sont les plus spectaculaires, comme “l’antéchrist“ ou les cow-boys gay. C’est à cette époque que le visage de Che Guevara commence à envahir les vitrines de magasins avec le svastika porté par Sid Vicious et les premiers t-shirts anti-nucléaire.

En 1980 sort le livre FRIENDLY FASCISM, de Bertram Gross, réquisitoire sans concession contre le système de valeurs américain qui va encourager les mouvements pacifistes et végétaliens à passer à l’action. Ce qui inspirera la styliste anglaise Katharine Hamnett, qui lance une série de tee à slogans, EDUCATION NOT MISSILES, ou CHOOSE LIFE. De la grosse typo suisse (sans serif) extra large en noir ou couleur fluo sur fond blanc et une taille XXL, le look des années 80 est là.

Les années 90 confirment l’avènement du t-shirt en tant que médium privilégier des sauvageons qui recherche désormais des pièces vintage des années 60/70 et commencent à tourner le dos aux marques de sportswear.

En janvier 2000 sort le livre qui va cristalliser la pensée de l’époque, NO LOGO, de Naomi Klein, devenu un best-seller depuis, la bible de la génération X casse en deux les géants du textile. Le stylisme militant et le graphisme choc font maintenant partit du paysage et sont difficilement récupérables par les grands labels, donc ce sont les petites marques qui s’y collent avec enthousiasme.

Les sites dédiés aux “protest“ t-shirts qui parodient la société de consommation et dézinguent les politiques se multiplient sur Internet, la popularité grandissante des mouvements alter-mondialiste y est sans doute pour quelques choses. Mais un problème concret est en train de se poser à tous ceux qui veulent utiliser le t-shirt comme moyen de contestation politique, ou le faire fabriquer ?

Tout le monde est conscient de la contradiction grandissante qu’il y a à porter un vêtement affichant un slogan révolutionnaire alors qu’il a été fabriqué par des enfants déscolarisés et sous-payé dans un pays du tiers-monde. Actuellement l’esprit est à la fronde et de plus en plus d’artistes et de stylistes veulent que leur produit soit fabriqué en Europe et même en France. L’entreprise de textile locale qui semblait morte et enterré depuis longtemps n’a peut-être pas dit son dernier mot …

Révolution ! Révolution !

Le 23 January 2009 par dans Dossier avec les tags : / 1 Commentaire »

Obama T-shirt – On en trouve à la pelle


Avant hier c’était le grand jour. C’est donc avant hier qui l’aurait été logique que je vous propose cet article, mais par manque de temps c’est aujourd’hui qui est en ligne. Je viens de regrouper tous les tee shirts à l’effigie de Barack Obama. J’en ai trouvé pas mal et il y en a encore plein plein d’autres. Je ne sais pas qui c’est ce mec, mais apparemment il est à la mode. (Lien vers la boutique sur chaque image)

Obama T shirt   On en trouve à la pelle Obama T shirt   On en trouve à la pelle Obama T shirt   On en trouve à la pelle Obama T shirt   On en trouve à la pelle

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Et ceci n’est qu’un petit échantillon de ce que Google peut nous fournir.

Le 22 January 2009 par dans Dossier avec les tags : / Pas de Commentaires »

Shepard FAIREY sait-il dessiner ?


Shepard FAIREY sait il dessiner ?

En réalisant la couverture de l’homme de l’année 2008 du magazine TIME consacré à Barack Obama, Shepard Fairey a frappé très fort, c’est clairement SON année. Sa carrière de graphiste commence dès la fin des années 80 en collant des petits autocollants noirs et rouges avec le visage du catcheur Français, André Roussimoff plus connus sous le nom d’André the Giant (Il n’utilise plus ce nom depuis 1993 pour des raisons légales).

Sous le titre un peu pompeux d’expérience en phénoménologie, Fairey interroge les passants sur le sens de ses images qui ne proposent rien et ne vendent rien, précisant seulement qu’André à une bande de copains (ANDRE HAS A POSSE). Effectivement au début Fairey n’avait rien à vendre, il s’agissait d’une propagande visuelle à but non lucratif, une blague d’étudiant en art, mais ça c’était il y a 20 ans. Depuis 10 ans des millions de produits dérivés, vendus sous la marque OBEY envahissent les magasins du monde entier, la campagne d’affichage absurde de Fairey est devenu une marque comme les autres. Même si il aborde des thèmes politiques à travers les portraits de Castro, Mao ou Che Guevara, on ne sait si c’est pour des raisons idéologiques ou purement esthétique surtout quand il mélange des symboles nazis avec des slogans communistes.

La communauté des graphistes n’est pas tendre avec lui, on l’accuse entre autres d’être un plagiaire, un voleur, un capitaliste honteux et de ne pas savoir dessiner et donc d’être un artiste de seconde zone. Ces critiques transpirent surtout la jalousie, Fairey et le graphiste le plus célèbre au monde aujourd’hui et beaucoup ne le supportent pas. Les raisons de cette haine sont essentiellement dû à sa technique de travail basé sur l’appropriation, le concept de Marcel Duchamp, très peu de gens comprennent et cautionnent cette méthode qui est pourtant parfaitement valide d’un point de vu intellectuel. En gros il prend des dessins réalisés par les autres et les inclus dans ses compositions propres sans nécessairement préciser leur origine. Le problème c’est que ces emprunts sont assez peu discrets, de Barbara Kruger à Banksy il a copié à peu près tous les artistes travaillant en NB, au trait ou avec un pochoir. Cette attitude est considérée comme du vol par ceux qui ne comprennent pas grand-chose à l’histoire de l’art qui n’est qu’une suite ininterrompue d’emprunts. Il paraît aussi qu’il ne sait pas dessiner, encore une attaque qui tombe à plat, comme s’il suffisait de savoir tenir un crayon pour avoir des idées où quelque chose à dire, c’est idiot et la preuve de l’inculture de ceux qui gravitent dans les milieux de l’art contemporain. Si Fairey n’est pas un escroc ce n’est pas non plus un artiste d’avant garde, son commentaire social est assez pauvre (l’art c’est mieux que la guerre) et ses emprunts souvent grossier. Mais grâce à lui une nouvelle génération s’est intéressée à l’affiche politique et son excellent travail pour Obama a eu un impact planétaire ce qui en fait un artiste aussi bon que les autres, ni plus, ni moins, d’ailleurs aujourd’hui c’est lui que l’on copie.

Shepard FAIREY sait il dessiner ? Shepard FAIREY sait il dessiner ?

Le 22 December 2008 par dans Dossier avec les tags : , , / 2 Commentaires »

La Mort vous va si bien !


La “tête de mort“ est le visuel le plus vu sur un t-shirt depuis quelques années, qu’elle peut-être la signification de cette tendance ?

La Mort vous va si bien !
Du fin fond de la jungle guatémaltèque, aux pavillons des pirates du 17e, en passant par la Totenkopf des SS, le crâne a toujours était utilisé pour effrayer ses adversaires, leur démontrer que l’on ne craint pas la mort. Même la haute bourgeoisie américaine succombera cette tentation avec l’archétype de la société secrète, le Skull and Bones, fraternité étudiante crée en 1832 dans le collège de Yale. La culture populaire s’approprie rapidement cette image qui permet aux adolescents de provoquer le monde des adultes. Le jeune se permet de tutoyer la mort alors que l’adulte vieillissant fait tout pour échapper à cette idée. Le culte du crâne est donc une pratique qui tend à disparaître avec l’âge, sauf chez les sociopathes bien-sûr. Depuis les années 50 il est utilisé par toutes les tribus de la contre-culture, des Hell’s Angels, aux rockers en passant par les hippies, les punks (Exploited, Misfits), les skinheads, les goths, les métalleux (Iron Maiden), les psychos et les skaters (Skull Skates, Death, Jackass). Les Hell’s resteront assez primaires dans leur utilisation de la tête de mort, comme les rockers. Ce sont les hippies avec des groupes comme le Grateful Dead, qui vont réellement faire évoluer sa représentation, entre 1965 et 1975 grâce à des artistes comme Bob Fried, Rick Griffin ou Stanley Mouse, on est alors très loin du Smiley. C’est aussi l’emblème préféré des skaters depuis la fin des années 70. Ce sont d’ailleurs eux qui en ont fait l’usage le plus créatif et commercial, avec des planches, des roues, des tees, des posters et des stickers par millions.

Les créations de Vernon Courtland Johnson (The Ripper) pour la marque de skate Powell Peralta (Bones Brigade) entre 1979 et 1990 sont parmis les graphismes aux traits les plus époustouflants jamais imprimer sur un t-shirt. Rendons aussi hommage aux fabuleux Skull Face de Jim Phillips, pour l’ex. grand label skate Santa Cruz. Chez les graffeurs, les crânes créent par KAWS dans des détournements de panneaux publicitaires au milieu des années 90 et sur un millier de produits dérivés depuis, étaient intéressants, mais le concept est usé jusqu’à la corde aujourd’hui.
Comble de la vanité imbécile, le crâne de diamant (devenu un t-shirt Levi’s) de Damien Hirst, 100 millions d’Euros pour témoigner du vide conceptuel dans lequel baigne le monde de l’art ou plutôt celui de l’argent.

Finalement rien ne ressemble plus à un crâne humain qu’un autre crâne humain. C’est peut-être cela qui explique sa popularité dans l’univers du t-shirt, c’est du frisson pour tous à peu de frais …

La Mort vous va si bien ! La Mort vous va si bien !

Le 16 December 2008 par dans Dossier avec les tags : , / 2 Commentaires »

BRUNETTI, Le TARANTINO Du Tee …


BRUNETTI, Le TARANTINO Du Tee …
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Créé en 1991, FUCT était “la“ marque de t-shirt des années 90, avec X LARGE, STUSSY ou FRESHJIVE. Eric Brunetti (1967) son fondateur vient du graffiti (Den One de Venice Beach) et du skateboard, il illustre lui-même environs 80 % des pièces de la marque ce qui le place dans la catégorie des artistes entrepreneurs. Fuct a attiré l’attention en 1993 avec sa collection basée sur le film LA PLANÈTE DES SINGES (1968), un an avant la naissance du bébé de Nigo, A BATHING APE (BAPE). On lui doit le détournement du logo Ford en Fuct rendu célèbre par le groupe Rage Against The Machine, celui de Jaws (Les dents de la mer) ou Apocalypse Now. Il est généralement considéré comme le père du streetwear subversif moderne, même si, à mon sens, ce titre revient plutôt à l’anglaise Vivienne Westwood et à son graphiste Jamie Reid qui ont mis sur le marché dés 1976 des t-shirts très violents même au regard des critères actuels. On peut d’ailleurs faire remonter le genre aux t-shirts contestataires des hippies.
Ce que Brunetti a vraiment apporté au streetwear c’est son univers de référence contemporain, le cinéma bis, les films d’horreur, l’érotisme cheap, le X et l’esthétique de la contre-culture. Avant lui ces thèmes étaient peu traités par les petits labels branchés qui s’intéresser essentiellement à la période 1940-1960, mais un grand bouleversement se prépare. Au début des années 90 le centre de gravité de la mode urbaine va basculer du sportswear (gentil) vers le streetwear (méchant), en résumé du surf vers le skate, l’avènement des bad boys. Son titre de gloire, c’est à Keith Richards (Rolling Stones) qu’il le doit, quand celui-ci portera sur scène un t-shirt Fuct à son effigie, la boucle était bouclée, Keith porté un t-shirt qui parlé de Keith vu par Fuct. Fuct venait de rentrer dans l’histoire de la culture pop.
BRUNETTI, Le TARANTINO Du Tee … BRUNETTI, Le TARANTINO Du Tee …
Fuct a beaucoup fait pour changer le regard du public sur le t-shirt, avant il n’y avait que des fans hardcore (genre moi) et le marché de masse, le tee incarné le niveau zéro de la mode. Aujourd’hui on choisit une pièce dans sa collection en fonction de son look mais aussi de son design, de l’artiste ou de son message et plus seulement en fonction de la marque comme dans les années 80. Certains dépensent même des fortunes pour acheter des pièces vintage comme autrefois avec le jean. Récemment Fuct s’en est pris à Shepard Fairey (OBEY, Obama poster) pour s’être un peu trop inspiré de son univers. La bagarre dure depuis plusieurs mois entre les deux graphistes devenu patron, Brunetti accusant Fairey d’avoir construit sa notoriété sur son dos en reprenant presque tel quel ses visuels de t-shirts les plus célèbres. À vrai dire ni l’un ni l’autre ne sont des innovateurs, ils puisent aux mêmes sources que tout le monde. Brunetti cache mal son amertume de voir Fairey être célébré partout grâce à une approche dont il revendique la paternité. Fuct a malgré tout contribué de façon brillante à l’évolution du graphisme pour t-shirt et je suis moi-même un grand fan du travail de Brunetti, même si son ego est un peu encombrant, il reste une valeur sûre dans le monde du grafitee …
Le 10 December 2008 par dans Dossier avec les tags : , , / 1 Commentaire »